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Je me suis rendu au rendez-vous chez le juge le Paix et je dois dire que ça ressemblait plus à une comédie grecque qu'à une audience où l'on se sent écouté.


Entré dans la salle, je m'assieds face à un juge qui ne se présente même pas, bonjour la politesse! Ses premiers mots, assez suffisants, me font vite comprendre que toute argumentation sera du vent à ses yeux.

La parole est donnée à mon assesseur qui était présent et qui tente, en cafouillant sur chaque mot, d'expliquer la chronologie des précédents événements. Le juge reprend la parole pour insister sur le fait que c'est un travail obligatoire que je ne peux pas refuser et me demande de motiver mon refus. Vu son ton particulièrement borné, je me contente de dire que j'ai déjà beaucoup de travail et que je ne veux pas accepter encore plus de charges. Le juge semble sourire, je me demande combien de fois il a du entendre ça. Encore une fois, il insiste sur le caractère imposé de cette tâche et trouve dommage que je refuse une curatelle simple. Ce à quoi je réponds que c'est étonnamment toujours simple lorsqu'on est supposé les accepter et que bizarrement ça ce complique dès le deuxième jour. Et là, voilà que Monsieur le juge monte les tours, qu'il pense que ce sont des propos "débiles" (suivant ses termes) et que ce ne sont que des légendes urbaines. Je me repasse mentalement les différents témoignages des autres otages du système et ne peux masquer un sourire.
Ne voulant pas perdre plus que nécessaire mon temps, je passe au sujet suivant en lui demandant calmement sur quels critères j'ai été choisi. Le juge perd de nouveau son sang froid et m'annonce d'un ton agressif que je montre une sorte de paranoïa, qu'il n'y a pas de complot contre moi mais des listes de citoyens. Toujours calmement, je lui demande de me le prouver et toujours aussi énervé il me répond en me demandant de lui prouver le contraire. Comprenant encore une fois que toute argumentation ne serait que peine perdue, je lui réponds qu'il ne peux donc pas me prouver ce qu'il avance. Il change de sujet en tentant de m'effrayer avec le fait qu'il en référera au Juge d'instruction et que je vais recevoir une amende.
Le calme retrouvé, il notifie au greffier mon refus et me donne congé, je salue et pars.
Je me demande si dans leur stock de juges de Paix, ceux qui sont assignés aux tutelles/curatelles, ne recevraient pas un enseignement spécial du genre "je ne dois pas écouter les candidats tuteurs/curateurs, c'est la justice qui a raison".
Je garde mon énergie pour le juge d'instruction qui m'écoutera probablement plus que le juge de Paix.

John

 

 

John
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Commentaires

dim 16 janv. 2011 - 14h27

des noms

dans un autre contexte ce qu'il faut savoir avant tout c'est qu'il n'y a pas une justice de paix mais des justices de paix cad autant de justices que de juges et effectivement et cela ne s'invente pas entre des avocats ratés qui ont manqué leur vocation et qui se sont reconvertis comme juges et autres politiciens le panel est assez grand pour ce qui est tout simplement de leur compétence sans bien sûr parler d'empathie voir tout simplement d'humanisme

A bon entendeur

Jean Michel Colson
1 rue de la Bougne
1607 Palézieux village