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Exemple d'un cas lourd confié de prime abord à un tuteur privé avant que le cas ne soit finalement reconsidéré et confié au Tuteur Général.

1 - Dans ma lettre d'opposition du 15 mars 2012, j'ai fait valoir les Art. 383, al.1 CC (60 ans révolus) et Art. 384, al 3 CC (conflits d'intérêts) et j'ai proposé comme curatrice la mère du jeune homme laquelle vit en Valais.  En effet, j'ai aussi relevé dans ma lettre que l'intéressé SDF n'avait aucune attache ni à Lausanne, ni dans le canton de Vaud et que je ne comprenais pas la raison pour laquelle il avait été placé dans un foyer à Ménières (enclave fribourgeoise dans le canton de Vaud) et non transféré dans le canton du Valais pour être plus proche de sa mère. Vous me direz que le jeune homme, majeur,  a le droit de dire où il y envie d'être soigné! Bref, c'était un argument de ma part (valable ou pas !) pour le faire partir du canton de Vaud et le faire se rapprocher de sa mère. Il me semble que la question de ce transfert en Valais aurait dû être discutée lors de l'audience réunissant la juge, l'assistante sociale et le jeune homme.

La réponse de la juge de Paix à Lausanne ne s'est pas fait attendre. Le 20 mars 2012, elle m'a écrit qu'elle allait entreprendre de suite des démarches en vue de mon remplacement et par la même occasion, elle joignait une copie de sa lettre adressée à la mère du jeune homme lui demandant si elle était "d'accord" d'être désignée comme la curatrice de son fils. En quelque sorte, elle m'a suivie dans ma proposition.

Mais, pourquoi "d'accord" ? Est-ce parce que la mère habite en Valais et non à Lausanne?

A ce jour, je n'ai plus reçu de nouvelles de la juge de Paix mais en revanche, j'ai appris que la mère de l'intéressé refuse de s'occuper des affaires de son fils, invoquant des raisons de santé et fournissant un certificat médical. Une façon de se défiler.

2- Je viens de recevoir la 2ème décision de la Justice de paix m'informant  que les motifs à mon opposition à la curatelle sont recevables puisque :

1)  j'avais expliqué vivre en état d'inimité personnelle avec le pupille (c'est ce qui a été mis en avant en premier lieu)

2)  qu'étant âgée de 66 ans révolus, il y a lieu d'admettre que je peux me faire dispenser de la mesure

3)  que dans ces conditions, il se justifie d'admettre mon opposition de la relever de mon mandat, purement et simplement.

Comme il ressort du dossier que l'intéressé présente un trouble mixte de la personnalité à traits dépendant et immature, compliqué d'une polytoxicomanie et que, bien qu'il ait intégré depuis peu un foyer, force est de constater que son état n'est pas suffisamment stabilisé pour que le mandat soit confié à un quidam non volontaire.

Eu égard à ces considérations, il se justifie de désigner le Tuteur général en qualité de curateur.

En conclusion, j'ajouterai : tout ça pour en arriver là et au frais du contribuable.

Mme L.
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